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12/05/2013

Le ma'ea de Ta'a Oa (Hiva Oa, Marquises)

C'est le plus grand site archéologique de Polynésie. Au sud d'Atuona, cet ensemble partiellement restauré compte plus de 1 000 pae pae, un grand tohua et plusieurs meae, occupant toute la vallée. La visite permet d'imaginer la vie marquisienne d'autrefois...

Voici le texte du présentation du site, présenté sur un panneau.

"La vallée de Ta'a Oa était autrefois l'une des plus importantes de l'île, tant par sa superficie que par sa population, constituée de nombreux clans dont celui des Tiu qui était considéré comme le clan souche (tumu) de la plupart des anciens clans de Hiva Oa. Une belle légende traduit l'importance légendaire de la vallée dans le peuplement mythique des Marquises : il y avait ici autrefois un arbre merveilleux sur lequel vivaient tous les oiseaux des Marquises. En s'effondrant, les branches touchèrent les différentes îles et donnèrent à chacune un oiseau particulier.

Cet  ensemble très complexe, délimité intérieurement par des murets (hi'i koika) renferme des lieux d'habitation, des jardins horticoles, des lieux communautaires, dont un tohua, des sites religieux, dont au moins deux me'ae et des 'ua ma.

Le Me'ae est considéré comme l'espace sacré par excellence. Toujours tapu, c'est à dire d'accès interdit ou réservé à des personnes dont le mana était très important, il l'était encore plus pendant les temps de rituels. Le terme de me'ae désigne en fait plusieurs types d'endroits et d'édifices. Il s'applique en premier lieu à des sites funéraires qui correspondent aux lieux d'inhumation de lignées importantes, mais aussi aux endroits où étaient déposés les os des membres d'un clan.

C'est dans le me'ae que l'on faisait les prières rituelles les plus importantes, que l'on offrait les prémices des récoltes, que l'on portait les offrandes les plus significatives et c'était donc là qu'étaient déposés les victimes humaines, directement ou après qu'elles aient été exposées sur le tohua. Les hommes, prêtres ou chefs, guerriers et artisans, spécialisés ne s'y rendaient pas souvent. Chaque me'ae comportait au moins deux bâtisses. L'une servait aux prêtres ordinaires et l'autre au grand prêtre. Il pouvait y avoir parfois un troisième bâtiment destiné à abriter certains objets rituels.

Les statues qui se dressaient sur ces lieux - tiki- étaient éminemment sacrées et représentaient des personnalités prestigieuses qui avaient été élevées au rang d'ancêtres déifiés.

Le terme de tohua désigne l'espace central dégagé, parfois pavé, où se déroulaient les présentations collectives, souvent accompagnées de danses, de chants et de banquets, dans le cadre des festivités à caractère profane ou de rites religieux publiques. En principe chaque clan possédait son tohua. 

Le tohua se caractérisait par la présence d'un espace central dégagé, de forme rectangulaire, destiné à la danse et aux présentations importantes. Autour de cette place s'organisaient des terrasses et des plate-formes qui supportaient les structures destinées à accueillir les participants et les spectacteurs, mais aussi la résidence du chef, la maison des guerriers et le paepae du prêtre, etc.

 

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