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17/02/2016

Lettre ouverte aux futurs profs mutés en Polynésie

Ce blog est désormais terminé.

Retrouvez mes reportages photos et vidéos sur Tahiti et ses îles ainsi que cette "lettre ouverte aux futurs profs mutés en Polynésie" et les 60 commentaires, sur mon nouveau site :

www.cyrilcahouzard.com

 

Commentaires

Et bien.... Alors que faut il? Y aller pour 4 années de bonheur et revenir dépressif, maudissant ce retour dans une pays froid et gris, aux fruits fades, aux couleurs ternes, aux parents sans aucune reconnaissance, Et passer la fin de ces jours en rêvant du paradis perdu?
Ou bien ne pas partir, ne pas avoir à comparer ni à regretter. passant à côté de bonheurs mais s'épargnant une très longue tristesse et un choc émotionnel intense?
peut être faut il simplement savoir s'accommoder de ce que la vie nous offre, savoir profiter de chaque moment, mais surtout ne jamais nourrir de regret ni d'amertume.

Écrit par : Couraud | 28/01/2014

Superbe!!!Tu as tout compris .Rien à rajouter
Revenez! On vous accueillera dans la pure tradition.
Un popaa qui y vit depuis...je ne sais plus!

Écrit par : prudhomme | 24/08/2014

Iorana
Une questionn pour commencer, es tu de la famille de JPK?

Et puis tu as tout bon dans ta description du popa'a qui débarque en PF , il me semble que tu as scanné mon cerveau et que tu m'as suivi pdt les 7 années que j'ai passées au fenua, tout y est.
Faut il y aller quitte à regretter OUI. OUI. OUI
Une expérience comme celle là il ne faut pas la louper, pour ma part ce n'était pas prof mais intendant au LPG pdt 4 ans et 3 ans en retraite.
Le retour je l'ai choisi pour plusieurs ( bonnes ) raisons, mais je ne perds pas les liens, on a une filleule de 8 ans à Mahina, des amis ( tous polynésiens ) un peu de partout et on les reçoit en métropole.
Nana

Écrit par : Jacques Pradier | 28/01/2014

Tout ce que vous dites est vrai. Moi, j'ai vécu à Tahiti pendant 7 ans lorsque je rentrais en 6ème jusqu'en Terminale et je rêve d'y retourner en tant que prof. Toutes ces années restent gravées à jamais, je fais du poisson cru de temps en temps, je mets des paréos et je commande de la vanille en poudre à des amis toujours là-bas. J'ai appelé mon aînée Maeva et ma chienne (qui n'est plus) Moorea.
A Jacques Pradier: j'ai travaillé avec votre fils quelques années au lycée de Longperrier (Fabien) et il m'a souvent parlé de vous quand je parlais de Tahiti !!

Écrit par : PELLETIER | 18/08/2014

Écrit par : PELLETIER | 18/08/2014

Couraud, je crois qu'il y a un malentendu, ce texte explique combien cette expérience est inoubliable et magique, parfois en me réveillant, je me pince encore pour y croire, j'ai l'impression d'être sur une autre planète, je ne regrette rien, j'explique juste ce que ressentent les popa'a, et la fin est tirée de l'expérience d'autres personnes, mais à titre personnel, j'aime énormément la France et ses quatre saisons, donc ce sera une redécouverte de mon pays, quand je rentrerai. Et j'aurai vécu une vie dont je rêvais depuis des années. Mais, bon, je voulais prévenir les futurs arrivants (ils connaitront leur affectation en mars) que leur séjour sera encore plus passionnant qu'ils ne peuvent l'imaginer, comme la lumière et les couleurs du fenua sont encore plus étonnantes sur place que celles que l'on perçoit dans les reportages télés. Bref, on n'est pas déçu !

Écrit par : cyril | 29/01/2014

Quel témoignage fascinant, j'ai eu la chair de poule en te lisant ! Merci de nous faire voyager. Je postule cette année et ça donne envie !!!

Écrit par : marsomalou | 01/02/2014

Plus que ressemblant !

Écrit par : nanne | 06/06/2014

Que ton témoignage est beau ... Je dois rendre ma décision concernant un poste au collège de HAO mais la vision que je m'en fais est tout autre que autre que celle que tu décris :-( lagon pollué poissons empoisonnés et noix coco interditent à la consommation ... Je suis tellement triste à l'idée d'y renoncer car les polynésiens de cette île ont l'air si accueillants ... Que peux tu me dire sur HAO aurais tu accepter d'y vivre avec de jeunes enfants connaissant tout ses problèmes écologiques ?

Écrit par : Mahé | 16/06/2014

Mahé, je n'ai pas parlé de hao sur ce blog car je n'y suis jamais allé, par contre j'ai présenté de deux atolls des Tuamotu que j'ai visités : Tikehau et Fakarava. Pour Hao, je ne peux te répéter que ce que j'ai lu dans la presse locale. Des habitants ont fait tester le sol de l'atoll par un labo indépendant en europe qui y a trouvé beaucoup de polluants lourds. Le centre d'expérimentation du Paifique (essais nucléaires) et l'armée ont utilisé Hao comme camp de base pendant la période nucléaire, les essais ayant lieu à Fangatafau et Moruroa. Quelques essais nucléaires atmosphériques ont eu lieu, entraînant sûrement des retombées de nuage type Tchernobyl. Pour le premier essai, le 2 juillet 1966, ce sont les Gambier qui ont été touchés, et le général de Gaulle qui y était attendu pour une fête ne s'y est jamais rendu. On peut imaginer pourquoi. Ensuite, à Hao, l'armée y a lagonisé ou lavé pas mal d'avions ayant survolé les zones irradiées. Elle a ensuite procédé à un grand nettoyage des terres et du lagon avant de rendre des terrains à la population, il y a plusieurs années. Mais, était-ce parfaitement fait ? On ne sait pas grand chose. Et je comprends tes inquiétudes. Bizarrement, une entreprise chinoise a choisi de développer un méga projet d'aquaculture à hao, après avoir envisagé de le faire à Manihi. Mais, ce n'est pas la pureté de l'eau qui les a convaincus, mais plutôt l'aéroport et les autres infrastructures. Je ne te donnerai pas de conseils, à toi d evoir, de lire dans la Dépêche les articles concernant Hao. Je ne saurai pas quoi faire à ta place. Mais de notre côté, nous n'avions jamais marqué dans nos vœux un atoll des Tuamotu car deux de nos enfants devaient entrer au lycée. Si tu me donnes ton mél, je t'enverrai vers quelqu"un qui a vécu aux Tuamotu, sur un autre atoll.

Écrit par : cyril | 17/06/2014

j'aime ta plume ...et ce qu'elle dit Cyril !!!
Quel descriptif plein d'amour et de lucidité !
Je partage dans un groupe "Passionnés de Tahiti et ses îles"
Mauruuru

Écrit par : Esgonnière du Thibeuf | 17/08/2014

Iaorana,
Superbe billet Mauruuru roa ;)

PS : juste pour signaler quelques coquilles
ambiguïté
affectueux
olfactifs

Écrit par : teriimataha | 17/08/2014

j'aime vos récit, la Polynésie vous a marqué. Vous avez participé a l'éducation des polynésiens, sa ses le passer aujourd'hui la fracture social est t'elle que l'âme du polynésien change en profondeur il est devenu prisonnier dans son écrin doré des salaire figé des taxe a n'en plus finir une politique qui ne trouve pas de chemin d'avenir une protection permanente des cadres ,des immeubles de standing sur les crête surplombant nos 'favéla'.
fini les bring les truc autour de l'ile, tous est aseptisé chute vos répétition de groupe dérange la tranquillité de l'élite aller faire sa dans des lieux approprié, est vous la sur le bord de la plage avec votre guitare vous perturbé le sommeille des nanti.
enfin ont pourrait palabré durant des heur sur la nouvelle Polynésie.il nous reste une chose et ses peut être sa qui nous fais avancer ses notre joie de vivre

Écrit par : monsonnec andré paul | 17/08/2014

Juste une info : je vis encore au fenua, j'ai écrit ce texte après deux années d'expériences et en connaissant les réactions d'amis qui sont déjà rentrés en France. C'est une expérience fabuleuse que je recommande à tous, mais sans tomber dans un angélisme inutile. Je complèterai ce texte au fil du temps.

Écrit par : cyril à Tahiti | 18/08/2014

Mais non Monsonnec, , l'âme du Polynésien n'a point changé en profondeur, nous faisons toujours des bringues chez les uns et les autres, le Polynésien est foncièrement gentil, l'entraide et l'accueil sont viscéralement omniprésents dans notre âme, et comme pour tout, , à vous les Métropolitains de vous adapter à notre culture, nos traditions qui sont aussi riches qu'ailleurs! Et il est vrai qu'une fois que vous ayez épousé les contours de nos us, il sera très difficile pour vous par la suite, de vous en défaire! Tahiti la belle vous a colle à la peau et à l'âme! !!

Écrit par : verdet | 18/08/2014

Merci de témoigner. C'est vrai j'ai connu beaucoup de professeurs qui ont dû repartir à la fin de leurs contrats, avec beaucoup de larmes aux yeux (moi aussi j'ai beaucoup pleuré)...MAURUURU.

Écrit par : TAAROA | 18/08/2014

Je prends le dialogue d'un célèbre film : tu pleures en arrivant et tu pleures plus en repartant. Je vis Tahiti au quotidien, je rajouterai après 10 ans de fenua que j'y ai trouvé ce supplément d'âme qui manque terriblement dans nos sociétés dites civilisées. Mes amis Polynésiens me manquent énormément, heureusement que Skype est là et FB pour maintenir le contact avec les amis et anciens élèves. Merci pour cette description exacte de ce que vit un expat au retour en Métropole.

Écrit par : Vix | 18/08/2014

Iaorana,
Comme dirait mon cousin à Raiatea :
"Maururu pour le partage et pour cette belle description de ce que sont les profs ou autres fonctionnaires d'etat ; lorsqu'ils arrivent pour un séjour plus ou moins long et lorsqu'ils repartent de chez nous....je ne m'avance que pour les profs qui sont en fonction dans nos îles sous le vent , il y a ceux qui s’intègrent à la vie de nos îles raromatai ( très peu ) et ceux qui vivent enfermés dans leur maisons à louer , et à appréciés rien de notre si beau fenua....mais bon c'est comme ça....nous venons d'accompagner fin juin un couple de prof de sport basé à F... ; ils ont passés 4 ans ( (seulement) chez nous au SERVICE DU SPORT ET DE NOS ENFANTS....et Dieu sait que nous aurions tant voulu qu'ils restent encore chez nous pour nos jeunes ; ils ont eu des aurevoirs digne de ministre ou président....ça pleurait partout les parents d’élèves ; les amis , les musiciens , les couronnes de coquillage , haie d'honneur à la sortie de l'aéroport.... les politiques doivent payer pour des aurevoirs aussi grandioses de simplicité et d'humilité.....MAURURU D. ET A. et tous les profs , principaux de collèges et proviseurs qui se sont donnés pour les enfants de nos îles sous le vent ..... et à coté de ça nous remarquons des profs ou fonctionnaires d’État qui sont là que pour leur INDEXATION et puis basta , ceux là CIEL QUE NOUS VOUDRIONS QUE LEUR SÉJOUR SOIT ABRÉGÉ SUPER ABRÉGÉ et à leur retour nous sommes bien à leur départ mais pas avec les ukulele mais juste pour nous assurer qu'ils prennent réellement l'avion....vraiment maururu maururu pour cette belle description de tout ce monde de l’éducation nationale et ces fonctionnaires d’État qui chez eux sont insultés même agressés par les élèves ou les parents d'élèves alors que chez nous au raromatai ils sont choyés et invités par les polynésiens.....à bon entendeur au boulot dès demain......"

Écrit par : teriimataha | 18/08/2014

Je réponds à Teriimataha, je suis entièrement d'accord avec toi et pourtant je suis également fonctionnaire d'état. J'ai beaucoup voyagé et il n'y a qu'en Polynésie française où je me suis senti à la maison. Je dirai que ces fonctionnaires qui ne s'investissent pas, ils devraient même ne pas venir, cela serait plus simple. Merci pour le témoignage de Teriimataha.

Écrit par : Vix | 18/08/2014

Voilà comment en Polynésie les élèves remercient un enseignant qui part
Une école de Faa'a, Tahiti, juin 2014.

http://youtu.be/DqmzyjHqzMA

Écrit par : teriimataha | 18/08/2014

Tout ce que vous dites est vrai. Moi, j'ai vécu à Tahiti pendant 7 ans lorsque je rentrais en 6ème jusqu'en Terminale et je rêve d'y retourner en tant que prof. Toutes ces années restent gravées à jamais, je fais du poisson cru de temps en temps, je mets des paréos et je commande de la vanille en poudre à des amis toujours là-bas. J'ai appelé mon aînée Maeva et ma chienne (qui n'est plus) Moorea.
A Jacques Pradier: j'ai travaillé avec votre fils quelques années au lycée de Longperrier (Fabien) et il m'a souvent parlé de vous quand je parlais de Tahiti !!

Écrit par : PELLETIER | 18/08/2014

c tout ta fait vrais tai ma

Écrit par : purotu | 18/08/2014

c tout ta fait vrais tai ma

Écrit par : purotu | 18/08/2014

J'ai eu beaucoup de mal à finir le texte tant les souvenirs affluaient, me laissant nauséeux.
J'ai passé la bas 4 années, et ca fait 5 ans que je suis rentré. Fils de profs à Papara (donc assez éloigné de la ville), je n'ai qu'une chose à rajouter (ou en tout cas à accentuer), qui est le point le plus important à mon avis.
Beaucoup de popa'a farani (comprenez "francais blancs", ou plutot métropolitain) arrivent là-bas comme dans une colonie, un paradis sur terre où l'eau est turquoise, les fruits murs et le salaire élevé (je parle notamment des profs).
Et les tahitiens inférieurs. Tellement de gens pensent de cette maniere que c'en est gerbant. J'aimerais demander aux prochains visiteurs de cette ile superbe d'apprécier autant les habitants que l'ile. À la fin de mes 4 années passées la bas à fréquenter presque uniquement des polynésiens, j'en étais presque raciste envers les autres blancs. Hautains, suffisants, à vomir.
Le peuple tahitien est la plus grande richesse de cette ile. Et vous etes chez eux. Vous avez plus à apprendre d'eux que l'inverse. En intégrant ca, vous rendrez votre séjour infiniment plus important.

Merci d'avance à vous
Un jeune homme qui a compris la vie aux cotés des jeunes maohis

Écrit par : Yann | 18/08/2014

Je suis en Métropole depuis un an maintenant, je dirai juste que les Métropolitains subissent une conjoncture qui ne prête pas à sourire. Il faut dire que chacun subit de plein fouet les affres d'une économie et d'une politique plus que incapable à redresser la barre et à insuffler l'espoir. Si les métropolitains avaient la force de bousculer les choses et avaient l'esprit de partage Polynésien cela irait certainement mieux pour eux. Il leur manque l'esprit de Tahiti pour ouvrir les yeux de la vie et construire une vie meilleure. Le sourire ne coûte rien mais il apporte tant. Beaucoup ici on oublié cette maxime.

Écrit par : Vix | 18/08/2014

Ia ora na Vix,

Alors, puisse le soleil du Pacifique illuminer votre Pays et vous redonner de l'espoir et la joie de vivre. Souriez à la Vie et vous verrez s'accomplir de belles choses pour vous et vos proches...

Te aroha ia rahi,

Écrit par : Moana | 19/08/2014

J'aime beaucoup beaucoup ... Je garde d'excellent souvenirs de nos professeurs (session bac et bts du lycée technique du Taaone) qui bien que sévères nous accueillaient chez eux pour de petits Tamara'a... Leurs départs étaient charges d'émotion. C'était la belle époque ... Merci pour votre témoignage ... Tevaite de Pirae

Écrit par : Tevette | 19/08/2014

Merci pour ce témoignage je suis assez d'accord avec ce que tu dis mais tu oublies de parler de ces professeurs qui ne sont là que pour l'argent et qui en aucun cas ne veulent se mélanger ou même connaître l'habitant.
Cet expatrié qui se croit supérieur et qui vient avec un esprit de colon, car il y en a encore beaucoup trop; à ces gens moi je leur dit restez chez vous, ne venez pas chez nous. Nous vous reconnaîtrons car vous ne serez pas assez intelligent pour le cacher indéfiniment.
Le mythe du "Bon Sauvage" est mort.
Pour les autres, ceux qui veulent vivre tel que tu le décris, en s'investissant dans la vie sociale, venez et vous apprendrez plus de nous que nous de vous.
Ia orana, Manava i Maeva.

Écrit par : fier d'être polynésien | 19/08/2014

IAORANA
Je vous remercie pour cette lettre qui ne m'est pas forcément destiné car je suis Tahitien, militaire en France. Je viens de passer 3ans et demi dans ce pays gris et fade comme vous le décrivez si bien, bien que j'y ai passé de bon moment, et le récit que vous nous faites m'émeu énormément, je l'avoue (même si je suis un aito... LOL)
Merci pour ce petit moment de bonheur. Mon cerveau et mon morale viennent de se re-booster, car j'avais oublié toute les sensations que me procurai ma vie chez moi, à TAHITI, à PAPARA, à RAIVAVAE et à RIKITEA.. Alorss....
Maururu, Maugugu, Maro'i

Écrit par : Louis Paianoa | 19/08/2014

Ia ora na,

Très beau billet. Ceux qui viennent à Tahiti avec votre esprit y trouveront un pays chaleureux et accueillant. Ceux qui viennent avec leur mentalité de colonisateur et peu d'humilité voudront rentrer rapidement dans leur pays d'origine, car il ne s'intègreront jamais au peuple polynésien. Souvent ces derniers, se rendront compte un peu tard qu'ils sont passés à coté de quelque chose. J'en ai connu.

Je suis né d'un fils de militaire qui depuis son entrée dans l'armée a voulu venir en Polynésie. Depuis il y est resté et a fondé une famille avec une polynésienne.
Il est vrai que la situation sociale évolue plus ou moins bien selon les classes. Mais combien de pays peuvent se targuer d'être l'exemple à suivre ? Combien peuvent dire tout va bien chez nous, il n'existe aucun problème social, aucune pollution, .... ?

J'ai eu la chance de visiter l'Inde, il y a quelques années (époque ou je "râlais" et je critiquais beaucoup les dirigeants de notre pays). Et bien durant mon séjour en Inde, j'ai complètement changé de vision sur mon pays. C'est là que je me suis rendu compte que mon pays est un "paradis" sur terre et que nous sommes des êtres bénis des dieux.

Écrit par : Tominiko | 19/08/2014

je crois que Couraud s'est trouvé une belle et jeune Asiatique, et il est quelque part entre le Laos et la Birmanie...et il vit bien !

Écrit par : angel | 19/08/2014

Merci pour cette description poétique - et néanmoins fort juste - qui m'a remis les idées en place.... Moi qui vis à Tahiti depuis plus de 20 ans et rêve trop souvent d'ailleurs ! Je ne suis jamais blasée et toujours éblouie par la descente de la RDO vers le Carrefour de Punaauia, la profondeur des dizaines de nuances de vert d'une montagne sur la route de Papenoo, les jardins fleuris de la Presqu'île... et bien sûr j'apprécie chaque jour la facilité des relations humaines, la simplicité des diverses démarches administratives (je repense à mon bureau de poste de Paris XIX° à chaque fois que je dois aller chercher un recommandé à la poste centrale de Papeete et je souris béatement en attendant mon tour... La vie est douce ici, et ma propre vie (qui était un vrai bazar au sens péjoratif du terme) en a été totalement bouleversée ! Merci à la Polynésie.

Écrit par : MZS | 19/08/2014

j'ai beaucoup aimer l'article je comprend mieux pourquoi nos professeurs nous aimait vraiment quand j’étaie élève mes profs c’était des amis ke l'on aimé tutoyer et même ceux qui avais du mal finissait par ce laisser tutoyer avec ki on organiser des sortie inoubliable des picnics en bord de mer ou des week end dans leurs grandes maison et toute les fin d'annés des cado pour nos prof préférer et des sourires jusqu'au oreille il m'est arrivé d'en rencontrer au super marché et de leur faire de coucou c vrai ke c un paradis avec moins de conflits k'en france ce qu'une prof juive nous raconter kel aimé le fait ke peu importe la religion quand as il pa pa beaucoup de "raciste" ici sauf kelke idiot mai tu as toujours un tahitien ki viendra ensuite prendre sa défense j'aime mon fenua mon collège de papara meme si il y a des élèves vraiment CON ma fille est dans ce collège tellement drégradé par les voyou de la commun e mai ke peu tan faire ke dalle il y a des élève CON et COOL c ça merci pour ces belles description de notre fenua et notre culture chez nous la famille et les amis c sacré merci aussi la France pour l'éducation scolaire de nos enfants :)

Écrit par : heipua | 19/08/2014

l'article est pertinent mais il manque de réalisme, la plupart des profs qui demandent leur mutation le font pour avoir des revenus supplémentaires, Tahiti est un paradis fiscal avant tout, pour les Polynésiens frères de coeur la vie est bien moins gaie, il y a même des spécialistes dépendant du 29éme bureau certains se reconnaitront qui font toute leur carrière et une immense galette dans les établissements français à l'étranger, a t on au niveau de la nation les moyens de se le permettre ?, la réponse nous vient des urnes lors des récentes élections.J'ai vu pour ma part des collègues qui revendaient un lot de pince à linge 500 francs avant de repartir en métropole, je dois ajouter que j'avais du mal à faire cours en émargeant à plus de 4000 euros quand les éléves face de moi avait le ventre creux et je leur payait des cases croutes.La séance kiss and cry à l'aéroport est une vaste fumisterie pour moi , notamment pour certains collègues qui attendent à nouveau le délai de deux ans pour revenir et faire fortune

Écrit par : jean claude Bonomelli | 19/08/2014

Concernant les profs sur place, en 3 ans, j'ai surtout rencontré des personnes ravies de découvrir de nouveaux paysages, une nouvelle culture, une autre mentalité, une autre façon d'appréhender la vie, et qui dépensaient une grande partie de leur magot dans la vie sur place (ah les soirées buffet-spectacle du Méridien et de l'InterConti, les randonnées avec un guide polynésien...) ou à la découverte des îles polynésiennes et des pays proches (Nouvelle-Zélande, USA, Australie). J'en ai croisé un seul qui a délibérément fait des économies pour s'acheter une maison. Et puis la vie sur place est 50 % plus cher qu'en métropole. Donc, une grande partie de l'indexation finance ce surcoût. Mais, c'est claie qu'avec le reste de l'indexation et les primes d'éloignement, il reste de quoi voyager ou économiser.

Écrit par : cyril à tahiti | 20/08/2014

C'est absolument faux de prétendre que la vie est 50% plus chère.
Fais l'addition de ce que tu dépenses en un an à Tahiti.
Fais l'addition de ce que tu dépenses en un an en métropole
Compare.......
J'ai vécu 8 ans sur Tahiti......4 ans en salarié fonctionnaire au LPG et 4 ans en retraite.
Je suis rentré Plein de fric, mais j'ai toujours habité des faré au milieu des Tahitiens au lieu d'aller dans les faré à Frani , je n'ai pas passé mes WE à manger dans les hôtels et pourtant j'ai visité TOUS les archipels, la Nouvelle Zélande, l'île de Pâques, les USA.etc....
ALORS FAUT PAS FAIRE CROIRE AU MONDE ENTIER QUE LA VIE EST 50% PLUS CHÈRE

Écrit par : Jack | 24/08/2014

l'indexation et d'autres avantages encore ... impliquent que nous faisons partie des privilégiés (le terme est faible, on pourrait même dire "nantis" à Tahiti au regard de la vie de nombreux locaux). Certes, la vie est chère pour beaucoup i ici (pr ix de l'essence, de l'électricité...) . quand aux produits importés ... alimentaires par ex. c'est vrai qu'ils sont chers mais on n'est pas obligés non plus d'acheter les yaourts "la laitière" non plus! les yaourts "sachet" sont tout aussi bons, le prix des poissons ici n'a rien à voir avec celui de la métropole et je ne parle pas de la viande importée certes mais peu chère e n regard au prix pratiqué en métropole et de plus bien meilleure. Que dire aussi des fruits locaux si différents et si gouteux (Aaaahhh, les bananes, les pamplemousses, les papayes...)Ca m'énerve un peu quand des métro popaas disent que la vie est chère ici je trouve cela limite "indécent" au regard de leur salaire. Bien sûr, là je fais part de mon agacement . mais pour le reste, je partage tout ce qu'écrit l'auteur quant à l'accueil, les sourires,les couleurs, les fleurs, les odeurs, la vie ici

Écrit par : depirae | 24/08/2014

Cyril, j'aime ton texte!
Et les réactions diverses qu'il suscite.
Oui, la vie en Polynésie met le.... bazar....

Écrit par : Nathalie Beaume | 20/08/2014

C'est clair Nathalie !

Écrit par : Tominiko | 20/08/2014

C 'est exactement cela, mais il est possible d'y passer 8 ans en redemandant une mutation c'est ce que nous avons fait et se dire que c'est une bien jolie parenthèse dans nos vies et profiter de nos régions en Métropole qui sont aussi bien belles.

Écrit par : G Jarjat | 20/08/2014

merci pour ce texte, il résume parfaitement ce que j'éprouve et ce que j'ai pu vivre (notamment la nuit blanche avant de partir!!)....après seulement 2 ans sur le fenua....un an après je n'en suis toujours pas remise, avec une seule envie en tête y retourner pour de bon! manger du ma'a tahiti , parler reo maohi, s'habiller local en auti (en reference a une petite chanson) !!!!!!

Écrit par : helene | 20/08/2014

je viens de lire et c'est exactement ca moi je vis ici depuis les années 80 et je me sens plus polynésiens que franis (français) je ne me vois pas vivre ailleurs et encore moins revenir en France depuis presque trente ans je ne suis retourné en metropole que deux fois un mois la premiere fois c'était plus de 15 ans apres et au bout de un mois j'avais vraiment hate de rentré dans mon pays maintenant la polynesie
nana(au revoir)

Écrit par : yves | 22/08/2014

Absolument magnifique cette description de toutes ces émotions par les quelles on passe quand on va a TAHITI.après 13 années de longues vacances tous les ans, je ne me remets pas de ne plus pouvoir y retourner, et cet arrachement est très douloureux.Merveilleuse ÎLE, merveilleux récit, merciiiiiiii

Écrit par : Dany | 24/08/2014

C absolument ça cette île marque à jamais !

Écrit par : delmouly | 24/08/2014

C absolument ça cette île marque à jamais !

Écrit par : marie claude | 24/08/2014

Ia ora na Jack,
je dépense 50 % de plus au minimum qu'en métropole. Quand tu as trois enfants, dont deux ados, tu dois aussi composer avec les envies de la jeunesse.
La maison que j'avais les trois premières années me coûtait 1,8 fois plus chère qu'en France pour une maison équivalente dans ma commune d'origine (celle de Tahiti ètant bien plus ancienne et plus petite)
l'Internet (2 Mo), le téléphone portable et les chaines satellites (2 Mo) coûtent trois fois plus cher qu'en métropole.
Les voitures coûtent 1,5 fois plus chères.
Les courses (Carrefour, Proxy LS et petit commerce de mon quartier) me coûtent 1,5 fois plus chères qu'en France. Et on évite les produits par avion, qui sont à des prix prohibitifs. Nous achetons local le plus possible, et nous mangeons les pamplemousses, bananes et mangue du jardin. Par contre, nous ne savons pas faire la cuisine, à Tahiti comme en métropole. Donc nous prenons des plats tout près à réchauffer. Nous sommes des consommateurs très modérés de vins et alcools (excepté la Hinano, un pack par semaine) qui coûtent trois à quatre fois plus chers qu'en France. En revanche, ma femme a un gros défaut, elle avale comme en France plusieurs tablettes de Milka par semaine (700 Fcfp les trois tablettes), ce qui est un luxe ici.
Des produits coûtent autant qu'en France : l'essence, le pain, le lait (les PPN prix bloqués par le Pays).
L'eau en revanche coûte bien moins chère, elle n'est pas potable, on paie un forfait de 25 000 Fcfp par an.
L'électricité est la plus chère du monde. Elle est fabriquée à 30 % par des barrages et à 70 % par une usine à fuel qui pollue toute la vallée de la Punaruu (à Punaauia) avec sa fumée bleue (en fonction du vent, la fumée part aussi sur des résidences voire même sur le lagon !).
Les vêtements neufs sont hors de prix : j'achète des chemises locales et quelques produits Hinano, sinon soit tu les achètes aux USA quand tu voyages, soit tu les commandes sur le net, soit tu fréquentes les marchés aux bonnes affaires (occasion) qui sont installées une fois tous les quinze jours dans de nombreuses communes.
Les produits d'hygiène et de beauté sont également hors de prix.
Voilà quelques explications à mon calcul. En annonçant 50 %, je minore en fait. Nous n'avons pas changé de type d'achats au quotidien. Nos luxes de "nantis", ce sont les voyages (2 fois 15 jours ou 3 semaines par an), 2 à 3 soirées buffet-spectacle au méridien ou à l'InterContinental par an, quelques repas aux roulottes de Vaiete (équivalent de nos soirées restos en France). Mais Les voyages n'entrent pas dans ce calcul, on se les paie avec les heures sup' et mon salaire.
C'est sûr, on peut aussi aller pêcher son poisson dans le lagon tous les soirs, se balader en montagne pour récupérer quelques fruits, se régaler de la coco, utiliser un vélo, ne pas avoir de télé, etc... mais ce n'est plus du tout le mode de vie des Polynésiens ! Ici, les habitants qui ont un travail vivent avec les mêmes codes de la modernité qu'en métropole. Mais ils sont moins nombreux, car la pauvreté concerne au minimum 25 % de la population au fenua, soit deux fois plus qu'en France.
Comme je l'ai écrit, nous ne sommes pas et ne deviendrons pas Polynésiens en quatre ans. Nous n'avons pas cette prétention. Nous goûtons à tout ou presque, nous modifions en partie notre mode de vie, nous prenons le meilleur de la Polynésie, nous passons sûrement les quatre plus belles années de notre vie, mais à la quarantaine passée, et avec 4 enfants (l'aînée en métropole), c'est difficile de tout changer. Et ce n'était pas l'objectif initial. Mon ambition personnelle était de découvrir une autre culture sur le terrain plutôt que dans les livres et sortir mes filles de leur cocon héraultais pour s'adapter à un nouveau Pays. Tout cela dans le respect du fenua ("la terre") et des habitants qui nous accueillent. De ce point de vue, les objectifs sont dépassés, au-delà de toutes mes espérances. Mauruuru roa Tahiti !

Écrit par : cyril à tahiti | 26/08/2014

Même si ma première maison possédait une piscine, je n'habitais pas dans des quartiers de frani, mais dans une servitude classique : avec des popa'as et des tahitiens de toutes conditions, de la belle maison équipée d'un jet ski et d'un poti marara (bâteau de pêcheurs), à la maison en carton; complètement pourrie, qui fuit de partout en saison des pluies. Ici, il y a peut-être quelques ghettos de "très riches" à Papeete et Punaauia, mais généralement les servitudes mêlent des populations aux revenus et conditions très différentes. Et bon les popa'a, ce n'est que 5-8 % de la population, donc on est rapidement entourés de Tahitiens !

Écrit par : cyril à tahiti | 26/08/2014

c 'est vrai !!tout ce qu'il est di ,,j 'ai connu des profs qui sont venus en polynesie surement pour se faire de l'argent!je n en sais rien!!bref,, mais tout ce que je peux vous dire que j 'ai vu un couple de prof qui interdisait leurs enfants à discuter avec les enfants du FENUA,,comment on peut qualifier ces gens là!!

Écrit par : mareva | 27/08/2014

Désolé Cyril mais je confirme que nous (donc je m'y inclus) sommes des nantis ici (pour les familles nombreuses les alloc. sont également indexées, me trompé-je?) sans compter la prime d'éloignement par période de 2 ans (conséquente tout de même, reconnais...)
Et bien sûr, nous ne payons pas d'impôts (ce qui n'est pas négligeable.Imagine ce que tu paierais en métropole).
Oui, les voitures à l'achat sont chères (on n'est pas obligé non plus d'acheter des voitures neuves ;la notre a 100 OOO km et cela nous convient parfaitement, et ce n'est pas non plus un 4 x4 ni un pick-up)
Je me répète mais concernant l'alimentation : le prix du poisson n'a rien à voir avec celui de la métropole non plus que la viande. Les yaourts "sachet" locaux sont tout aussi bons que les yaourts "la laitière" importés et 3 fois moins chers.
Ceci concerne le coût de la vie

Pour le reste de ta lettre ouverte je suis complètement d'accord avec toi et nous aussi, sommes heureux de vivre ici en savourant l'accueil et les sourires tahitiens et les moments de fête et le lagon aux couleurs si fascinantes et... et... et...
Amicalement
depirae
D'autre part, ici tu n'as pas besoin d'acheter des fringues pour 4 saisons (manteaux, costumes, bottes, etc)
Quant à l'essence certes elle est chère - je n'en disconviens pas - mais on parcourt évidemment moins de km ici qu'en métropole.
Quant à l'habitat, moi qui vient de région parisienne (banlieue ouest) c'est dire, je peux te dire que le prix des locations est bien supérieur à celui d'ici.

Écrit par : depirae | 27/08/2014

Merci pour cette description, merci de nous faire raviver les bons souvenirs de nos îles, je suis polynésienne vivant en métropôle et j'avoue que tous les jours lorsque je me réveille je souhaite repartir vivre là-bas chez moi dans mon paradis auprès de ma famille. Nana.

Écrit par : Peahitu | 27/08/2014

Trop peu de personnes en parlent positivement, merci pour ce témoignage, moi étant parent d'élève de Tubuai.... Nous avons toujours bien accueillis nos professeurs qui sont repartis en amis.... Bonne journée et j epartage grave!!!

Écrit par : Corinne | 27/08/2014

Ia orana,
Quand on a "vraiment" vécu à Tahiti, polynésien ou popaa, et que l'on vit maintenant en métropole, il reste toujours au fond de soi un profond attachement au fenua.
Pour ceux qui voudraient retrouver son ambiance, vous devez connaître et fréquenter le site de l'association Tahiti en France : http://tahitienfrance.free.fr/ qui répertorie toutes les manifestations de polynésiens ou concernant la Polynésie en France.
Quant à moi, j'ai essayé, avec mon épouse polynésienne, de recréer cette ambiance dans notre maison et nous la partageons avec les hôtes qui la fréquentent.
Alors, peut-être à bientôt de vous rencontrer à Passiflora Villa en Charente-Maritime dans le marais poitevin !
Nana.
Frédéric

Écrit par : Frédéric Berthias | 28/08/2014

Descritif sympa et assez realiste de ce qu'est la vie en polynesie mais cela est aussi lie a la maniere dont l'enseignant vivra ce moment. Certains seront hermetiques a la vie les entourant et ne vivront ici que pour se faire de l'argent, les autres vivront pleinement le sejour sans pour autant baigner dans les bringues et l'alcool a flot. Je suis loin de la polynesie, plutot dans des contrees froides maintenant (je parle de temperature uniqument) mais il y a toujours une decoration liee a la polynesie qui est la, presente. Pas de regrets, juste pour le souvenir.

Écrit par : Thierry | 16/09/2014

Ia ora na Thierry,
oui tu as tout à fait raison, je n'ai raconté que notre vision et celle de nos amis sur le séjour en Polynésie. Tout le monde ne vient pas au fenua pour s'imprégner du way of life polynésien. Je le soupçonnais à peine en écrivant cette lettre mais les remarques des uns et des autres m'ont ouvert les yeux.

Écrit par : cyril à tahiti | 17/09/2014

Hao: tout un poème! Ce n'est pas l'endroit idéal car population trop habitué à avoir tout eu par l'armée et maintenant plus rien: ça fait un choc pour eux. La vie sur un atoll isolée n'est pas facile: il n'y a pas grand chose. Mais tu peux découvrir le monde merveilleux que sont les Tuamotus: il suffit des le départ d'investir dans un BATEAU à moteur( même si tu n'y connais rien; un 18 pied 90cv feront parfaitement l'affaire et à la fin tu le revends) et tu goutteras à la liberté totale; tu t’éloigneras du village et tu pourras découvrir un monde incroyable. Donc n'hésite pas, fonce. De toute façon ça ne dure que 4 ans (voir 2 si tu en a marre)

Écrit par : alain | 23/12/2014

Merci pour ce super témoignage, le rêve à portée de mains. En effet, je suis enseignante et j'ai fait ma demande pour partir sur Tahiti. Je souhaite vraiment aller à la rencontre des polynésiens, découvrir leur culture et vivre une expérience unique. Je suis confiante mais j'ai cependant une question : mes enfants étant d'origine haïtienne, je voulais être rassurée: les enfants de couleurs sont-ils bien accueillis à Tahiti ou faut-il (comme malheureusement parfois) s'attendre à une intégration plus difficile ?

Écrit par : gérard | 01/01/2015

Gerard, des enfants de couleurs, comment dire, il n'y a Presque que cela a Tahiti :-). Ce n'est pas la couleur qui importera ou non, c'est l'attitude!

Écrit par : Gerard | 01/01/2015

Tout à fait d'accord avec la réponse ci-dessus. Et c'est cela l'âme polynésienne. Tu es bien accueilli ici et tu t'intègre vite tant que tu te comportes avec respect et humanisme, sans mentalité colonialiste. Tu n'es pas vraiment en France, ici tu es d'abord en terre polynésienne, avec une identité et une culture très présentes. Attention : cela peut arriver d'avoir exceptionnellement une petite remarque anti-popa'a, je l'ai vécu deux fois en trois ans et ma fille, seule popa'a de sa classe, a aussi entendu quelques surnoms déplaisants à une époque(l'équivalent du y'a bon banania pour les blancs). Mais il a suffi d'en parler à la maitresse pour que tout le monde se calme. Tahiti a beau être une terre d'accueil fantastique, il existe aussi quelques cons et racistes comme partout mais franchement la concentration est bien plus faible qu'ailleurs. C'est ce qui donne tout son charme à la vie locale.
Quand tu te baladeras dans les hypermarchés, tu constateras aussi que la population est très métissée. Beaucoup de Français et d'étrangers arrivés à la vingtaine ou la trentaine n'ont pas eu de mal à fonder une famille avec un ou une polynésienne.
Si en plus tu aimes la musique, la danse et la fête, alors tu te sentiras comme un poisson dans l'eau.
Mais, je ne veux pas non plus t'induire en erreur. Ici, tout le monde bosse énormément. Il est demandé plus d'investissement et de travail aux fonctionnaires d'Etat qu'en métropole car les effectifs sont souvent justes. Donc, il faut aimer son job et se donner à fond. Dans le privé, c'est pire car les salaires ne sont pas plus élevés qu'en France alors que la vie coûte entre 30 et 50 % plus chère (suivant que tu viens d'un petit village de Lozère ou de Paris). Les employés doivent souvent cumuler deux jobs, un la semaine l'autre le week-end pour s'en sortir. Quand tu es fonctionnaire d'Etat ou local, ton salaire est indexé (à des niveaux différents suivant les métiers, tu vis comme un cadre aisé en métropole.

Écrit par : cyril à tahiti | 01/01/2015

Merci pour vos réponses. C'est bien l'idée que je me fais de Tahiti et des tahitiens. J'ai demandé ma mutation avant tout pour aller à leur rencontre et découvrir les îles; J'ai la chance d'aimer mon métier et de pouvoir aller l'exercer au soleil, je me considère vraiment comme une privilégiée. Mes enfants seront heureux de se faire de nouveaux copains.

Écrit par : gérard | 02/01/2015

si vrai.........

Écrit par : sandrine ducros | 17/08/2015

Nous sommes complètement dedans Bravo !
Cela prend au tripes en effet
Max

Écrit par : Max | 18/08/2015

Iaorana e Manava. (Bonjour & Bienvenu)
Maururu roa pour cette description, c'est très touchant. Je ne suis pas professeur, mais j'ai été comme toute, élève de collège/lycée d'un professeur "popa'a" (métropolitain). En tant qu'élève, nous ne voyons sous cet aspect ; or, nous voyons le professeur partir et ça reste au fenua un départ triste, souvent annoncé à la fête de Décembre ou de fin d'année. Le professeur rentre alors le coup rempli de couronnes de coquillage ou de fleurs et quelques larmes des élèves qu'il a aidé à progresser tant dans sa spécialité qu'en "Français". Cette langue pas toujours maitrisée par les polynésiens. Ils vous répondront sans aucun doute : C'est "fiu" pai Madame/Monsieur ! En tout cas "Maururu maitai" pour cette lettre. "Nana" = Au revoir

Écrit par : Fana | 20/08/2015

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